vendredi 31 août 2007
VERS UNE POLITIQUE DOCUMENTAIRE...
J'ajoute en lien l'excellent dossier publié en 2005 par le site de l'Académie de Lyon sur la politique documentaire d'établissement. Le dossier se partage en trois grandes parties :
- Qu'est-ce qu'une politique documentaire ?
- Pour qui et pour quoi la mettre en oeuvre ?
- Démarche de construction et de mise en oeuvre d'une politique documentaire.
- ...et j'y ajoute, par connexité, les tout récents articles sur le désherbage et les pistes bibliographiques pour une politique d'acquisition.
On y retrouve de nombreux éléments cristallisés dans l'ouvrage de Nicolas Dompnier, intitulé Le guide de l'enseignant documentaliste de la politique documentaire aux environnements numériques. (Hachette, 2006)
Les pistes bibliographiques, en particulier les liens URL sont à garder à portée de souris (je les ajoute d'ailleurs à la rubrique de liens "prépa capes doc" pour une meilleure accessibilité).
LA CITATION DU JOUR
"If you really want to know what will happen with the Internet, ask a 13-year-old."
Vinton Cerf, vice-président de 
jeudi 30 août 2007
LES RESCAPES DU 404
Je me permets de copier-coller ici un article étonnant que j'ai trouvé par hasard (fameux concept de la sérenpidité) au cours de ma lecture des archives du Courrier International. Il s'agit d'un article de 2006 signé Maya Ghandour Hert pour le quotidien libanais d'expression française L'Orient-Le Jour, intitulé "la dernière demeure des pages web".
Que deviennent ces milliers de pages dont le lien ne nous renvoie plus qu'à la fameuse "erreur 404" ? Comment pourrait-on "fixer ces vertiges" ?
Cet article, au-delà d'y répondre, nous fait rêver à nous en donner le vertige, car il nous plonge à la fois dans les profondeurs abyssales de la Toile pour nous faire ressurgir aussitôt vers les projets le plus fous, destinés à la conservation de ce qui, par nature, devait rester éphémère. De la réalité à la science-fiction, il n'y a désormais plus qu'un clic.
"Pris de vertige à l’idée que le web annonce qu’une page n’existe plus,
un halluciné a entrepris de sortir le cyberhéritage des poubelles de
l’Histoire. Un archivage titanesque. C’est l’histoire d’un fou – ou
d’un génie, c’est selon : celle de Brewster Kahle, qui, voici plusieurs
années, a installé ses quartiers avec une trentaine de collaborateurs
dans une base militaire reconvertie à San Francisco. Ordre de mission :
déclarer une guerre sans merci à l’“Error 404, document not found”.
Sans doute le message d’erreur le plus frustrant du Net, le “404”
indique le plus souvent que l’information recherchée a été effacée,
probablement perdue à jamais dans le cyberespace.
Le nombre de pages créées sur la Toile atteint le rythme fou de 1
milliard par an. Des dizaines de milliers de pages sont remises à jour
toutes les heures. Simultanément, 10 % des pages disparaissent après
une semaine d’existence, la durée moyenne d’un document ne dépasse pas
une quarantaine de jours. D’où l’idée, lancée par Brewster, d’archiver
un maximum de ces témoins, écrits, sonores et visuels. Et d’offrir aux
générations futures une photographie numérique plus ou moins fidèle de
l’état de la civilisation à un moment “m” de l’histoire contemporaine.
“A l’avenir, on saura que nous étions obsédés par le sexe,
l’argent et le sport”, relève Steve Baldwin, un autre archiviste du
web. Ce New-Yorkais a entrepris, non pas de collecter les pages
supprimées du réseau, mais plutôt de recueillir les dépouilles du web,
soit des centaines de sites abandonnés et errants comme autant d’épaves
dans un coin du réseau. Son “Museum of e-failures” (Musée des e-échecs,
visible sur www.disobey.com/ghostsites) est devenu le sanctuaire
incontournable de la nouvelle économie. Signe des temps : si, en
1998-99, à l’âge d’or du web, on y trouvait essentiellement des sites
abandonnés par leurs créateurs avant de passer à quelque chose de plus
ambitieux, aujourd’hui, on n’y déplore que des fonds d’e-commerce en
faillite. “Ghostsites” comprend une liste de plus de 500 noms de sites.
Par ordre alphabétique, cette liste fait côtoyer les stars déchues du
monde des dot.com avec des inconnus du monde underground, des idées
farfelues, des concepts abscons.
La démarche de Brewster Kahle s’inscrit plus dans la pure
tradition des documentalistes. Son “Internet Archive”, qui a néanmoins
bénéficié d’un large appui financier et technique des poids lourds de
l’informatique et de la culture (Compaq, AT&T ou Xerox, sans
oublier la vénérable Bibliothèque du Congrès américain), revendique
aujourd’hui plus de 10 milliards de pages web archivées. Et ce grâce à
Alexa, un moteur de recherche développé par Brewster Kahle, qui, depuis
quatre ans, scanne méthodiquement le réseau et récupère des millions de
captures de sites. Le tout est stocké sur d’immenses serveurs abritant
une base de données éléphantesque de 100 terabytes, soit cinq fois
l’équivalent du fond de la Bibliothèque nationale de France. Et ce
n’est qu’un début."
"DE L'INFORMATION A LA CONNAISSANCE"
Tel est le thème du séminaire national qui s'était déroulé à Poitiers du 28 au 30 août 2006. Citons la présence de Jean-Louis Durpaire, Claude Morizio, François Le Goff ou encore Mireille Lamouroux parmis de nombreux autres spécialistes de la documentation, des médias, des TICE.
Sur le site EduSCOL, il est désormais possible de télécharger l'intégralité de ces actes. Le texte est clair et utile pour se mettre à niveau sur l'actualité de ces thématiques. Bonne lecture.
mercredi 29 août 2007
ASSISTEZ A LA NAISSANCE D'UN FUTUR GRAND LIEU DE CULTURE
Sachez que dans les mois à venir devrait s'offrir à nous la construction de l'un des plus grands chantiers architecturaux de l'année 2007 : celui, à Dubaï, de la septième et nouvelle bibliothèque centrale. Elle sera située face à la mer, plus exactement à Al Mamzar, location qui lui donne son nom.
En 2006 déjà l'on connaissait les grandes lignes du projets, grâce à un communiqué fait par Essa Al Maidour, assistant du directeur en charge de ces projets à la municipalité, directeur du département des Contrats et Achats :
"We have chosen this beautiful location for the library given the significance of library in enlightening the community members. Moreover, a less-congested area means a lot of interest among the public. People can come to the library and enjoy reading in a relaxed environment, while enjoying the scenic location. [...]
The preliminary designs have been selected through a contest among internationally-renowned and experienced consultants. These designs show a book-shaped building that reflects the library's main theme. [...]
The main activities of the library would concentrate on the middle part of the building where natural lighting from all part would light up the entire area. The basement would be dedicated for parking which will accommodate as many as 1000 cars. Other facilities of the central library will include administrative and technical sections, reading halls, service areas, children's library, business library, exhibitions and conference centre, and training halls."
L'espace architectural, vaste de 50 000 m², est donc entièrement conçu par un groupe de consulting du groupe ASP, un groupe d'architectes allemands basé à Stuttgart qui a remporté en 2006 le concours de projets.
Voici les images que l'on peut désormais trouver sur le net, charge à vous de suivre la suite des événements afin de voir naître et se développer une grande bibliothèque. N'hésitez pas en commentaire à ajouter des informations sur la bibliothèque d'Al Mamzar, ou annoncer d'autres constructions du genre !
vendredi 3 août 2007
DECOUVRIR LE RESEAU 'EURYDICE'
Créé en 1980 à l’initiative de la Commission européenne , le
réseau institutionnel d'information sur l'éducation en Europe, Eurydice,
constitue l'un des piliers stratégiques créés par la Commission
européenne et les États membres pour faciliter la coopération grâce à
une meilleure compréhension des systèmes et des politiques.
Il est utile de se renseigner régulièrement sur ce réseau, dans la mesure où l'on peut, d'un coup d'oeil, y connaître les thématiques au goût du jour dans chacun des Etats membres. Les publications paraissent dans de nombreuses langues, essentiellement l'anglais, le français, l'allemand et l'espagnol. Le portail internet d'Eurydice est clair, très riche en informations (on notera ses liens vers des bases de données telles que Eurybase, sur les systèmes éducatifs en Europe, qu'il serait bon de consulter afin de comparer les diverses fonctions d'un CDI ou de son équivalent dans l'Union) et régulièrement mis à jour. Euridyce est LE site à consulter quand on cherche à se documenter sur les systèmes éducatifs européens. Je le rajoute en lien pour en faciliter l'accès, et soutenir un projet d'une telle ampleur.
Pour un questionnement à l'échelle mondiale, je vous renvoie au Bureau international de l'éducation (IBE). Son site propose deux bases de donnée, la première informant sur les projets
d'innovation, la seconde intitulée « Données mondiales de l'éducation »
(disponible sur CD-ROM également) visant à présenter les systèmes
éducatifs nationaux. Son point fort est surtout les bonnes
présentations des Conférences internationales de l'éducation (CIE) avec
les rapports nationaux élaborés dans le cadre de leur préparation.









