vendredi 5 octobre 2007
OÙ EN EST LA LUTTE CONTRE LE TELECHARGEMENT ILLEGAL...
la SACD (Société des auteurs et compositeurs dramatiques) propose une TVA réduite sur la VOD. Pour lutter contre le téléchargement illégal, elle prône un
renforcement des relations entre les pouvoirs publics, les
professionnels du cinéma et de la musique et les opérateurs de télécoms. Leur recette miracle : assécher le piratage par la vigilance.
mercredi 3 octobre 2007
L'OLYMPE DES TITANS
un monstre en engloutit un autre : eBay annonce le rachat de Skype pour 3,4 milliards d'euros tandis que deux autres monstres fusionnent : Bruxelles autorise à nouveau la fusion entre Sony et BMG. Et tandis que le monstre tentaculaire Google en effraie certains, au point de parler de "Googlephobie", il suscite la convoitise de deux de ses concurrents, non moins monstrueusement gigantesques, Yahoo et Microsoft...le monde des médias (et notamment le web 2.0) est dirigé par une Olympe de titans.
[ Atlas Farnèse. Copie romaine d'un original d'époque hellénistique. IIe siècle après J.-C. Marbre]
mardi 2 octobre 2007
LES ABONNEMENTS AUX REVUES SCIENTIFIQUES
...c'est un marché qu'on connaît peu si on ne s'intéresse pas à la bibliothéconomie, mais qui est très lucratif ! C'est le plus souvent pour payer ces éditeurs électroniques qui proposent l'accès à des revues online, surtout scientifiques, techniques et médicales, que les bibliothèques (et notamment les bibliothèques universitaires) utilisent la majeure partie de leur budget. Je propose une mise en regard de deux récents articles qui traitent de ce sujet : tout d'abord un article du Bloc-note de Jean-Marie Salaün qui résume et commente une étude sur le marché des revues scientifiques (établie par un consultat britannique, David Mort Online information drives growth, August/September 2007 (version intégrale en langue anglaise ici) ; en second lieu une intervention d'Anna Gold, bibliothécaire en chef à la Engineering and Science Libraries au Massachusetts Institute of Technology dont il est question dans l'article de Brouhaha de ce jour), et plus particulièrement la deuxième partie de son propos Cyberinfrastructure, Data, and Libraries, Part 2 - Libraries and the Data Challenge: Roles and Actions for Libraries dont l 'intitulé générique est A Cyberinfrastructure Primer for Librarians, paru dans le D-Lib Magazine, September/October 2007, Volume 13 Number 9/10. Voilà ce qu'Anna Gold propose en conclusion de son étude :
"library leaders and library organizations may:
- Educate and advocate for institutional commitments to require data management plans that support long term access;
- Encourage conceptual dialogue regarding data and informatics efforts;
- Advocate for responsible but open access to data; and
- Cultivate partnerships with library and non-library organizations sharing a common interest in data stewardship of a particular area of research."
[photo : le pont Dewey au Colorado (ça ne s'invente pas!) ]
mercredi 26 septembre 2007
QUELQUES CHIFFRES SUR INTERNET
Besoin d'un chiffre précis pour étayer votre propos sur les usages des médias, des nouvelles technologies et de l'Internet par les français ? Consultez les données de la rubrique "Chiffres" d' internet.gouv.fr, le portail de la société de l’information ; ce site est géré par le Service
d’Information du Gouvernement (S.I.G.), service du Premier ministre. Les articles disponibles sur ce site officiel sont classés en thématiques qui intéresseront celles et ceux qui préparent le capes doc (et bien d'autres!). Par exemple : "culture", "droit de l'internet", "éducation et formation", "information et communication", "informatique et libertés", "société de l'information" etc.
samedi 8 septembre 2007
LA BIBLIOTHEQUE EN 2010 SELON ANDREW FINEGAN
Parmi les petits bijoux que nous offre YouTube, on connait le désormais célèbre "A Fair(y) Use Tale" d'Eric Faden, mais je tiens à rappeler ici l'existence d'un autre clip, au même style léger mais à la problématique tout aussi sérieuse : "Back to the Future of public Libraries" par un bibliothécaire australien, Andrew Finegan. Son message est le suivant : il est clair que les bibliothèques doivent s'adapter aux nouvelles pratiques des utilisateurs, en somme aux nouvelles technologies qui les génèrent. Or, pour ce faire, chacun doit contribuer à la faire évoluer vers un lieu convivial, une sorte de forum romain aux messages à la fois culturels et citoyens, mettant à disposition du public des outils de recherche, nouveaux et performants, et proposant de les y former. "C'est la relation qui porte la création et non la possession de savoir". (Richard Peirano) Tout le savoir de Google n'égalera pas la qualité informative d'un bon centre de documentation.
mercredi 5 septembre 2007
UN MILLIARD
...c'est le nombre de fichiers de films et de musique qui ont été piratés l'an passé en France. En attendant le rapport Olivennes le 31 octobre, censé contenter les partisans opposés, la ministre de la Culture et de la Communication Christine Albanel a mis en avant deux objectifs : "défendre le droit de nos créateurs et offrir aux internautes l'accès le plus large
possible aux oeuvres de l'esprit", selon le texte de son discours publié sur le site du ministère de la Culture.
vendredi 31 août 2007
LA CITATION DU JOUR
"If you really want to know what will happen with the Internet, ask a 13-year-old."
Vinton Cerf, vice-président de 
jeudi 30 août 2007
LES RESCAPES DU 404
Je me permets de copier-coller ici un article étonnant que j'ai trouvé par hasard (fameux concept de la sérenpidité) au cours de ma lecture des archives du Courrier International. Il s'agit d'un article de 2006 signé Maya Ghandour Hert pour le quotidien libanais d'expression française L'Orient-Le Jour, intitulé "la dernière demeure des pages web".
Que deviennent ces milliers de pages dont le lien ne nous renvoie plus qu'à la fameuse "erreur 404" ? Comment pourrait-on "fixer ces vertiges" ?
Cet article, au-delà d'y répondre, nous fait rêver à nous en donner le vertige, car il nous plonge à la fois dans les profondeurs abyssales de la Toile pour nous faire ressurgir aussitôt vers les projets le plus fous, destinés à la conservation de ce qui, par nature, devait rester éphémère. De la réalité à la science-fiction, il n'y a désormais plus qu'un clic.
"Pris de vertige à l’idée que le web annonce qu’une page n’existe plus,
un halluciné a entrepris de sortir le cyberhéritage des poubelles de
l’Histoire. Un archivage titanesque. C’est l’histoire d’un fou – ou
d’un génie, c’est selon : celle de Brewster Kahle, qui, voici plusieurs
années, a installé ses quartiers avec une trentaine de collaborateurs
dans une base militaire reconvertie à San Francisco. Ordre de mission :
déclarer une guerre sans merci à l’“Error 404, document not found”.
Sans doute le message d’erreur le plus frustrant du Net, le “404”
indique le plus souvent que l’information recherchée a été effacée,
probablement perdue à jamais dans le cyberespace.
Le nombre de pages créées sur la Toile atteint le rythme fou de 1
milliard par an. Des dizaines de milliers de pages sont remises à jour
toutes les heures. Simultanément, 10 % des pages disparaissent après
une semaine d’existence, la durée moyenne d’un document ne dépasse pas
une quarantaine de jours. D’où l’idée, lancée par Brewster, d’archiver
un maximum de ces témoins, écrits, sonores et visuels. Et d’offrir aux
générations futures une photographie numérique plus ou moins fidèle de
l’état de la civilisation à un moment “m” de l’histoire contemporaine.
“A l’avenir, on saura que nous étions obsédés par le sexe,
l’argent et le sport”, relève Steve Baldwin, un autre archiviste du
web. Ce New-Yorkais a entrepris, non pas de collecter les pages
supprimées du réseau, mais plutôt de recueillir les dépouilles du web,
soit des centaines de sites abandonnés et errants comme autant d’épaves
dans un coin du réseau. Son “Museum of e-failures” (Musée des e-échecs,
visible sur www.disobey.com/ghostsites) est devenu le sanctuaire
incontournable de la nouvelle économie. Signe des temps : si, en
1998-99, à l’âge d’or du web, on y trouvait essentiellement des sites
abandonnés par leurs créateurs avant de passer à quelque chose de plus
ambitieux, aujourd’hui, on n’y déplore que des fonds d’e-commerce en
faillite. “Ghostsites” comprend une liste de plus de 500 noms de sites.
Par ordre alphabétique, cette liste fait côtoyer les stars déchues du
monde des dot.com avec des inconnus du monde underground, des idées
farfelues, des concepts abscons.
La démarche de Brewster Kahle s’inscrit plus dans la pure
tradition des documentalistes. Son “Internet Archive”, qui a néanmoins
bénéficié d’un large appui financier et technique des poids lourds de
l’informatique et de la culture (Compaq, AT&T ou Xerox, sans
oublier la vénérable Bibliothèque du Congrès américain), revendique
aujourd’hui plus de 10 milliards de pages web archivées. Et ce grâce à
Alexa, un moteur de recherche développé par Brewster Kahle, qui, depuis
quatre ans, scanne méthodiquement le réseau et récupère des millions de
captures de sites. Le tout est stocké sur d’immenses serveurs abritant
une base de données éléphantesque de 100 terabytes, soit cinq fois
l’équivalent du fond de la Bibliothèque nationale de France. Et ce
n’est qu’un début."







